GENTBRUGGE Sinan Bolat n'en finit plus de... défrayer la chronique ! Hier, dans une fin de match dramatique, le nouveau gardien du Standard a superbement poli son image, une fois encore et in extremis, en sauvant le droit à l'espérance que bon nombre de Standardmen croyaient avoir perdu.
"Ah, ce penalty de Ruiz ", souriait, très serein, le jeune gardien de Sclessin. "Avec le coach, nous avions soigneusement étudié les frappes du genre du capitaine de La Gantoise. La technique du Costa Ricain était d'autant plus difficile à cerner que Ruiz avait déjà tiré à gauche et à droite presque indifféremment. J'ai eu la chance de choisir le bon coin et j'ai pu sauver... les test-matches."
Sinan Bolat savourait. Sans ostentation, sans se pousser du col.
Il venait, pourtant, de réussir trois prestations magistrales dans les trois rencontres périlleuses que le Standard a finalement bien négociées : à Zulte Waregem, contre le Club Bruges et à La Gantoise. Dans aucune de ces trois rencontres, il n'a encaissé le moindre but. "J'ai dissipé aujourd'hui la... frustration que j'avais pu éprouver au terme des tout premiers matches que le coach m'avait permis de disputer. J'étais frustré car... je n'avais pas eu assez de travail à mon gré. J'ai... enfin été sollicité comme j'avais espéré l'être. Je suis heureux d'avoir pu rendre au Standard le cadeau, somptueux, qu'il m'a fait en m'enrôlant d'abord, en me titularisant ensuite et en me donnant, surtout, la chance de briller au plus haut niveau."
L'arrêt, décisif , sur le penalty de Ruiz, n'est pas l'intervention la plus périlleuse qu'a effectuée le jeune gardien : "Le plus difficile a été mon tout premier ballon, le coup de tête de Ljubijankic car il était inattendu. Il m'a insufflé confiance. Je savais que j'allais livrer un bon match."
Sinan Bolat ne paraît pas particulièrement étonné de l'état de grâce qu'il traverse en cette fin de saison : "J'ai travaillé dur pour être le premier. Ma persévérance est récompensée. Je tiens particulièrement à remercier Guy Martens, mon entraîneur des gardiens de Genk, qui m'a façonné comme il a façonné Bailly. C'est grâce à lui si j'en suis là aujourd'hui. Il m'a d'ailleurs ému, avant le match, en m'envoyant un SMS pour m'encourager."